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Je ne prends jamais la plume pour par­ler de ma sit­u­a­tion per­son­nelle, mais le débat pub­lic et interne sur la ques­tion de la vac­ci­na­tion est tel que je trou­ve impor­tant, pour une fois, de partager ma réflex­ion sur la vac­ci­na­tion et vous dire pourquoi, sans hésiter, je tendrai l’épaule dès que ce sera pos­si­ble, quel que soit le vac­cin proposé.

Tout d’abord, la sit­u­a­tion san­i­taire m’empêche, objec­tive­ment, de bien faire mon tra­vail depuis plus d’un an. Je me suis don­né comme règle de rester éloigné des béné­fi­ci­aires, et de lim­iter ma présence dans les lieux de la fon­da­tion à des ren­con­tres avec les direc­tions, ou à la ges­tion logis­tique aigüe du print­emps passé, qui s’est déroulée aux Mino­ter­ies pour Clair Bois comme pour tous les mem­bres Agoeer/INSOS Genève. Tout ceci pour ne pas pren­dre le risque de ramen­er le virus dans nos lieux. Mais ne pas être en lien avec les béné­fi­ci­aires, leurs familles, les équipes de ter­rain, et lim­iter ces liens à des ses­sions Skype ou Zoom, c’est aus­si pren­dre le risque de per­dre l’essentiel.

Si le vac­cin me redonne le moyen d’être au coeur de Clair Bois au quo­ti­di­en, je suis plus que pre­neur au plus vite.

Ensuite, sur le plan per­son­nel, la lim­i­ta­tion de ma lib­erté per­son­nelle, le fait de ne plus pou­voir aller dans les lieux qui me sont chers ou assis­ter à des con­certs, deux des choses que j’aime faire le plus au monde, tout ceci est dû au virus, pas aux autorités san­i­taires. Donc, tor­dons le cou au virus, et vite.

Enfin vient la ques­tion de la qual­ité du vac­cin et du recul sur ses effets. Je com­prends cet argu­ment, mais je note qu’après des mil­lions de dos­es admin­istrées dans le monde, les dif­férents vac­cins n’ont pro­duit qu’un nom­bre incroy­able­ment lim­ité de prob­lèmes, dont cer­tains ressem­blent furieuse­ment à ceux con­nus quand on fait un rap­pel de tétanos ou le vac­cin de la fièvre jaune. Ma con­vic­tion, c’est que l’Homme, pour bête et méchant qu’il soit, et avec des inten­tions qui ne sont pas tou­jours très pures, est aus­si capa­ble de faire des choses excep­tion­nelles et que ça se déroule sous nos yeux incré­d­ules. Pos­si­ble que dans dix ans, les malades, notam­ment du can­cer, prof­iteront des avancées incroy­ables de la sci­ence sur le plan vaccinal.

Pour toutes ces raisons, le plus vite pos­si­ble, je me ferai vacciner.

Pierre Coucourde
Directeur Général

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