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20Vous %u00eates membre du Conseil de Fondation depuis 1984, soit plus de 40 ans. Quels souvenirs avez-vous des d%u00e9buts de Clair Bois?Les d%u00e9buts sont surtout ceux de la construction de Lancy, de l%u2019inauguration, et des probl%u00e8mes financiers du d%u00e9but, r%u00e9solus en partie avec la vente des petits pains sur plusieurs ann%u00e9es et quelques kermesses o%u00f9 notre premier pr%u00e9sident Robert Iselin faisait un immense risotto. Mon p%u00e8re a %u00e9t%u00e9 de la partie jusqu%u2019en 1979, date de son d%u00e9c%u00e8s et %u00e0 partir de l%u00e0, j%u2019ai %u00e9t%u00e9 au conseil pour apporter mon expertise sur la comptabilit%u00e9 et les finances.Quel a %u00e9t%u00e9 le leitmotiv des initiateurs et %u00e0 quels besoins souhaitaient-ils r%u00e9pondre?Des parents, dont les miens, avaient fond%u00e9 l%u2019association des parents d%u2019enfants IMC et approch%u00e9 les autorit%u00e9s pour les pousser %u00e0 trouver un lieu pour leurs enfants, car il n%u2019y avait rien%u00e0 Gen%u00e8ve ni en Romandie. Un groupe appel%u00e9les Jeudistes a ensuite pris le relais pour mener %u00e0 bien le projet de Lancy jusqu%u2019%u00e0 sa construction. Les besoins %u00e9taient d%u00e9j%u00e0 les m%u00eames qu%u2019aujourd%u2019hui mais il y avait moins de personnesen situation de handicap ou de polyhandicap.En regardant tout le chemin parcouru, quelle est la valeur ajout%u00e9e de Clair Bois aujourd%u2019hui?Plus que la %u00abvaleur ajout%u00e9e%u00bb, c%u2019est une fa%u00e7on de faire: accompagner des personnes diff%u00e9rentes, miser sur la formation et proposer des activit%u00e9s porteuses. Avec plusieurs lieux r%u00e9partis dansle canton, chacun trouve sa place, ses rep%u00e8res et des liens de proximit%u00e9. Ce choix apporte beaucoupde b%u00e9n%u00e9fices mais demande une coordination continue.Dans votre exp%u00e9rience, qu%u2019est-ce qui a le plus fait %u00e9voluer l%u2019accompagnement et en quoi cela a chang%u00e9 le quotidien?M%u00eame sans contact direct quotidien, je constate que les progr%u00e8s durables naissent d%u2019un bon alignement entre gouvernance, organisationet pratiques de terrain. Quand ce %u00absocle%u00bb est solide, les %u00e9quipes int%u00e8grent mieux outils, partenariats et cadre l%u00e9gal %u2014 et le quotidien des personnes accompagn%u00e9es gagne en lisibilit%u00e9,en continuit%u00e9 et en qualit%u00e9.Selon vous, pour les 5 prochaines ann%u00e9es, quelles actions sont %u00e0 prioriser et pourquoi?Pour les 5 prochaines ann%u00e9es, je vois trois priorit%u00e9s: adapter nos lieux et nos pratiques au vieillissement des personnes, renforcer l%u2019autod%u00e9termination (communication adapt%u00e9e, choixau quotidien) et consolider la coordination sant%u00e9%u2013soins%u2013th%u00e9rapies. Nous avan%u00e7ons d%u00e9j%u00e0 sur ces sujets; poursuivons avec de la formation cibl%u00e9e pour les %u00e9quipes et des partenariats de proximit%u00e9. Nous progresserons en coh%u00e9rence avec les soutiens publics allou%u00e9s, en priorisant les actions au plus fort impact pour les personnes. Ce cap permettra de maintenir un accompagnement fluide, s%u00fbr et respectueux des choix de chacun.%u00abCHACUN TROUVESA PLACE, SES REP%u00c8RES ET DES LIENSDE PROXIMIT%u00c9%u00bbInterview d%u2019Andr%u00e9 MagnenatMembre du Conseil de Fondation depuis 1984COLLABORATION AVEC LES FAMILLES%u2196 Vente de petits pains %u00e0 la Kermesse d%u2019Aire- la-Ville en 1992.

